Place au Vin Le guide de l'œnotourisme · depuis 2014

La maison

Ce qui sépare un guide d'un annuaire.

Indépendance, chez nous, c'est concret. Nous payons tous nos déplacements. Nous refusons tous les cadeaux au-delà de quinze euros. Nous ne publions une fiche qu'après une dégustation à l'aveugle et un vote signé. Le reste est du marketing.

Manifeste

Un guide, pas un marketplace.

Winalist vend des visites. Vinotrip revend des réservations. Ruedesvignerons touche une commission sur chaque bouteille partie du domaine. Nous faisons l'inverse : nous n'encaissons rien du tout sur les visites que nous décrivons. Pas de lien affilié, pas de tracking de clic marchand, pas de commission de 12 % prélevée sur le vigneron. Un visiteur qui nous lit prend sa voiture, appelle le domaine, paie sur place. Nous ne savons même pas qu'il est venu, et c'est très bien comme ça.

Ce modèle a un prix : le guide se vend plus cher qu'un blog gratuit, la lettre mensuelle est payante, les formations en entreprise financent une partie du repérage. Nous l'assumons. Pour lire la sélection Bourgogne ou consulter le carnet d'itinéraires vélo, aucune inscription, aucune donnée, aucun pop-up. Le site est financé par le livre.

Le processus, étape par étape

Six mois de travail, par édition

Chapitre I

Le repérage (janvier-mars)

Dépouillement des dossiers Vignobles & Découvertes, relecture des cahiers des syndicats viticoles, tri des candidatures reçues à [email protected]. Chaque région fait l'objet d'une fiche terrain : AOC à couvrir, appellations manquantes de l'édition précédente, domaines en conversion bio signalés par nos correspondants locaux. Résultat pour 2026 : 612 pistes retenues sur 1 900 examinées.

Chapitre II

Les visites à l'aveugle (avril-juin)

Chaque enquêtrice visite le domaine comme n'importe quelle visiteuse. Aucun appel préalable de la rédaction, aucune carte de presse sortie, aucun nom de plume évoqué. Elle réserve en ligne ou par téléphone, arrive à l'heure, paie le tarif public. Elle note l'accueil, la clarté du parcours, le temps passé par la personne qui reçoit, la qualité des verres, la précision du commentaire.

Chapitre III

Les dégustations (juillet)

Bouteilles expédiées à Lyon sous numéros. Treize dégustatrices, quatre séances de trois heures, panel aveugle complet. Chaque vin reçoit une note sur 20 sur trois axes : nez, bouche, finale. Les moyennes sont calculées seulement à la fin du mois, une fois toutes les fiches rentrées. Aucune dégustatrice ne connaît les scores des autres avant la commission.

Chapitre IV

La commission (septembre)

Deux jours de réunion physique à Lyon. Nous confrontons les notes d'accueil et les notes de dégustation. Un domaine qui reçoit bien mais dont les vins tombent à 13/20 sort du guide. Un domaine avec d'excellents vins mais un accueil jugé expéditif par deux enquêtrices sur trois sort aussi. Les arbitrages sont longs, parfois tendus. Le carnet des débats est archivé.

Chapitre V

L'écriture (octobre)

Chaque fiche est signée par son enquêtrice principale. Relecture croisée par une deuxième dégustatrice, puis par la rédaction, puis par une correctrice externe. Jamais de texte généré automatiquement. Les notes de visite brutes restent consultables sur demande au domaine concerné, qui peut corriger une erreur factuelle avant publication mais ne peut pas retoucher le jugement.

Chapitre VI

Le guide imprimé (printemps)

Tirage de 8 000 exemplaires chez notre imprimeur lyonnais, papier recyclé Munken Pure 120 g, couverture souple, signet tissé. Envoi gratuit par La Poste au vigneron sélectionné, avec la fiche le concernant et la grille de notes. Vente en librairie indépendante d'abord, puis sur le site. Aucun encart publicitaire, jamais. Le dos du livre reste vierge.

Règles internes

Ce que nous refusons.

Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose

Comment financez-vous le guide ?
Trois sources : la vente du guide imprimé (19 € en librairie), un abonnement à la lettre mensuelle (6 €/mois, facultatif), et des formations internes dispensées en entreprise sur la dégustation et la culture viticole. Aucun euro ne vient d'un domaine cité.
Qui sont les enquêteurs ?
Treize femmes, sommelières en activité ou vigneronnes installées, toutes indépendantes de la rédaction. Elles sont rémunérées au forfait par mission (450 € la journée de visite, 180 € la séance de dégustation). Leurs noms figurent au colophon du guide imprimé.
Que se passe-t-il si un domaine nous déçoit l'année suivante ?
Re-visite systématique en année impaire pour tout domaine inscrit. Si la note tombe sous 14/20 sur l'accueil ou la dégustation, le domaine sort de l'édition suivante. Nous l'écrivons par courrier au vigneron, avec la grille et les commentaires.
Peut-on acheter une place dans le guide ?
Jamais. Dans aucune édition, sous aucune forme. Les sollicitations commerciales sont classées sans réponse. Les domaines qui insistent sont notés dans un carnet interne et écartés des visites suivantes.
Comment proposer un domaine ?
Écrire à [email protected] entre janvier et mars. Préciser la région, l'adresse, le vigneron, la raison de la proposition. Nous étudions les dossiers pendant la phase de repérage et décidons si une visite à l'aveugle est programmée.

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Treize régions, 407 domaines visités, une seule règle éditoriale : ce que nous publions, nous l'avons payé.